Intro Gallery
2A – TAPISSIÈRE
La légende de Betsy Ross fait figure imposante dans la mémoire collective, mais en vérité elle était une tapissière et fabricante de drapeaux prolifique. Bien qu’aucun reçu n’a encore été découvert pour la création de ce premier drapeau, nous savons que Betsy a fabriqué un grand nombre de drapeaux et connaissait plusieurs citoyens éminents à travers son métier de tapisserie.
George Washington n’était pas le seul individu célèbre à employer Betsy pour ses services de tapisserie. D’autres incluent Benjamin Franklin, Benjamin Chew, Tench Coxe, et le gouvernement de la Pennsylvanie.
Factures et Reçus, 127.2
Papiers de la Famille Coxe, Collection 2049
Société Historique de la Pennsylvanie
Agenda de Benjamin Franklin
Payé à John Ross tapissier 14 shillings et 6 pence
Société Américaine de Philosophie
2B – Les Reçus de Washington
John et Betsy Ross commencèrent une carrière réussie dans la tapisserie quand ils ont établi leur première boutique en 1774. Parmi leurs clients les plus importants était George Washington. Quand Washington était à Philadelphie pour le Premier Congrès Continental à l’automne 1774, il commanda du mobilier pour le Mont Vernon, sa propriété en Virginie, y compris des lits fabriqués par les Ross.
Dans son registre de comptabilité, le 30 septembre 1774, Washington nota: « Mobilier du Lit & Fabrication £55.12.6 ». Dit autrement, le 23 septembre 1774, George Washington paya à John Ross « the upholder », un autre mot pour tapissier, une avance de £15 pour commencer le projet. Le jour du 30, il acheta le tissu pour les lits. Le 10 octobre 1774, il paya le restant de sa dette à John Ross, £29.7.2.
Le coût total des lits, y compris la main-d’oeuvre et le matériel, revenait à £55.12.6.
Combien d’argent est £55.12.6?
Cinquante-cinq livres, douze shillings, et six pence (centimes) est une somme d’argent importante. Un ouvrier mâle gagnait en moyenne £59 par an; une femme ouvrière, £25.
Ceci veut dire qu’un ouvrier mâle aurait à dépenser l’intégralité de son salaire annuel pour acheter ces produits, lorsqu’une femme travaillerait deux ans avant d’avoir les moyens de les acheter!
Mount Vernon Ladies’ Association
Photograph by Gavin Ashworth
23 septembre 1774
-Note. Laissé avec Mr. Ross le tapissier 5 demi-Joes pour acheter le mobilier, à enregistrer au prix de 15.0.0
30 septembre 1774
-Acheté 2 pièces mobilier de lit Callico 9.0.0
30 septembre 1774
-Acheté 7 yards de tissu mousseline à 5/1.15.0
10 octobre 1774
-D’après le compte de M. Ross, excluant les 15 livres que je lui ai avancées le 23 septembre: 29.17.2
2C – BETSY ROSS LA FABRICANTE DE DRAPEAUX
Au cours de sa vie, Betsy Ross fabriqua des centaines de drapeaux. Le premier reçu qui ait été retrouvé pour sa fabrication d’un drapeau date du 29 mai 1777, deux semaines avant la Résolution des Drapeaux du 14 Juin.
REÇU
« Une commande de la part de William Webb à Elizabeth Ross pour quatorze livres douze shillings, et deux centimes, pour la fabrication des couleurs du navire, etc, facturé sur le compte de William Richards….£14.12.2 »
Pennsylvania Navy Board Minute Book,
Pennsylvania Historical and Museum Commission
REÇU
28 mai 1813 – « pavillon Américain de taille grande » coûtant $27
Rodney Collection
Delaware Historical Society
REGISTRE DE COMPTABILITÉ, FOURNISSEUR DES MATÉRIAUX PUBLICS,
1809-1812
Coxe Family Papers, Collection 2049
Historical Society of Pennsylvania
Chicago History Museum
ICHi-066120
La plupart des archives qui restent de la fabrication de drapeaux de Betsy datent de la Guerre de 1812, quand elle travaillait sous le nom de son troisième mari, en tant que Elizabeth Claypoole. Les reçus montrent qu’elle cousait des pavillons, des drapeaux de garnison, et des drapeaux cérémoniels destinés aux relations diplomatiques officielles avec les Indiens d’Amérique. Il est probable que ceux-ci ne représentent qu’une fraction de ses commandes.
2D – BETSY ET LA CULTURE POPULAIRE
La Maison Betsy Ross n’a pas été la seule chose à garder en vie l’histoire de Betsy: aussi responsable était une commercialisation grandissante d’images et de souvenirs Betsy Ross. Ces articles mémoriels se sont montrés particulièrement populaires au 20e siècle, car ils évoquaient le patriotisme et l’identité américaine pendant que le pays connaissait des périodes d’immigration, de changement social, et de bouleversement économique intenses. La popularité de Betsy Ross monta en flèche.
2E – UNE FAMILLE SE SOUVIENT
L’histoire de Betsy fut partagée publiquement pour la première fois par son petit-fils, William Canby, dans un discours qu’il a fait à la Société Historique de la Pennsylvanie en 1870. Avant cela, l’histoire était racontée parmi les cercles de la famille, avec Clarissa, la fille de Betsy, menant la charge. Après le discours de Canby, beaucoup des membres de la famille on attesté qu’eux aussi avaient entendu cette histoire racontée par Betsy.
Pendant que le nom de Betsy Ross devenait de plus en plus connu, la maison sur Arch Street où sa famille avait identifié qu’elle avait vécu fut achetée par Charles Weisgerber et « L’Association de la Maison du Drapeau Américain et du Mémorial à Betsy Ross ». En 1898, l’Association rassembla les fonds pour acheter la Maison et l’ouvrir au public en tant que musée dédié à Betsy Ross et le drapeau. Elle le fit en vendant plus de deux millions de certificats, décorés d’une reproduction à taille réduite du célèbre tableau « La Naissance du Drapeau de Notre Nation ».
- Fille de Betsy Ross
- Petites-filles de Betsy Ross
- Petit-fils de Betsy
- Fille de Betsy Ross
- Descendant de Betsy Ross de cinq générations.
2F – « Avec ses mains »
Beaucoup de familles transmettent des histoires à travers les générations, parmi elles la famille de Betsy Ross. Pendant que son mari partageait les récits de ses combats dans la Révolution, Betsy raconta à ses enfants, petits-enfants, nièces, et neveux l’occasion d’une visite de George Washington.
Après la mort de Betsy, quand son histoire commençait à être connue dans le monde, des membres de sa famille ont écrit des déclarations sous serment affirmant qu’ils avaient entendu Betsy Ross raconter que, « avec ses mains, » elle avait fabriqué un drapeau pour le Général George Washington.
En regardant de près la déclaration écrite par sa fille Rachel, nous pourrons considerer chaque partie de l’histoire et analyser ce que nous savons être vrai, faux, ou quelque part entre les deux.
CE QUE NOUS SAVONS
« Qu’elle [Betsy] connaissait bien Washington auparavant, et qu’il avait souvent été à sa maison pour des visites amicales, autant que pour les affaires… »
ESSENTIELLEMENT VRAI – Il est impossible de confirmer que Washington faisait fréquemment des « visites amicales » chez Betsy, mais nous savons qu’il connaissait ses travaux en tant que tapissière. Il a rendu visite à John et Betsy Ross au moins deux fois en 1774, quand il leur a commandé des rideaux de lit.
« Qu’elle [Betsy] avait brodé des manchettes et des ruches pour décorer les poitrines et les poignets des chemises de Washington… »
PEUT-ÊTRE MAL COMPRIS – Il semble improbable qu’une tapissière aurait brodé des manchettes pour une chemise, mais il est vrai que Betsy lui a fabriqué des rideaux de lit. Les tours de lits, une partie du linge de lit de l’époque, étaient parfois appelés « dust ruffles », un nom qui contient le mot anglais pour « manchettes »: « ruffles ». Il est possible que Rachel ait confondu les deux, disant ensuite que Betsy lui avait fabriqué des manchettes et non des tours de lits.
« Que ce dessin a été fait en aquarelles par William Barrett [sic], un artiste…Il était souvent employé par notre mère après cela pour peindre les blasons des États-Unis et des États sur des drapeaux en soie. »
PROBABLEMENT VRAI – Nous ne connaissons pas la date exacte que Betsy Ross a commencé à travailler avec William Berrett, mais leur collaboration sur les drapeaux a incontestablement débuté avant l’année 1810. La boutique du père de William Berrett était située sur la rue Arch, entre la Deuxième et la Troisième avenue, sur le même pâté de maisons qu’habitait Betsy dans les années 1770 et 1780.
Que le drapeau « avait été fait sur-mesure pour un Comité, dont faisait partie le Col. Ross, et dont Robert Morris était aussi un membre… »
PARTIELLEMENT FAUX – Aucune archive du congrès n’indique l’existence d’un comité dédié à la création d’un drapeau, mais ceci n’exclut pas la possibilité que ces hommes aient été chargés de trouver quelqu’un pour fabriquer le drapeau. George Ross, Robert Morris, et George Read (un autre bel-oncle de Betsy) étaient fortement impliqués dans la défense du fleuve Delaware. Le premier reçu de Betsy qui ait été retrouvé était d’ailleurs dans un comte rendu du Conseil Naval de la Pennsylvanie.
2G – UNE MAISON EST SAUVÉE
Pendant que l’histoire de Betsy prenait de l’envergure, la maison sur la rue Arch identifiée dans la déclaration écrite sous serment de la part de Rachel a été sauvée par Charles Weisgerber et « L’Association de la Maison du Drapeau Américain et du Mémorial à Betsy Ross ». Elle fut ouverte au public en tant que musée dédié à Betsy Ross et le drapeau en l’année 1898, grâce à plus de deux mille pièces de dix centimes envoyées par le public entre les années 1898 et 1930.
Certificat de L’Association de la Maison du Drapeau Américain et du Mémorial à Betsy Ross
1917
Des Archives de la Maison Betsy Ross
La Maison Betsy Ross
Environ 1895
Des Archives de la Maison Betsy Ross
Charles Weisgerber
Environ 1930
Famille de Charles H. Weisgerber
Breezeway
2L
“La valeur historique de Betsy Ross ne doit pas être calculée uniquement en fonction de sa contribution à la révolution… Elle n’est importante à notre compréhension de l’histoire de l’Amérique pas parce qu’elle a fabriqué un drapeau quelconque, bien que ce moment devint iconique, mais parce qu’elle était une jeune artisane qui adopta vigoureusement le mouvement de la résistance, célébra ses triomphes, et subit ses conséquences.”
– Marla Miller, Ph.D.
Auteure de Betsy Ross et la Création de L’Amérique
2J
Bienvenue à la Maison Betsy Ross, le musée qui célèbre la fabricante légendaire du premier Drapeau Américain. Betsy Ross est une des femmes les plus célèbres de l’histoire de l’Amérique, connue surtout pour son rôle dans la création des « Stars and Stripes » (Étoiles et Rayures) pendant la Guerre Révolutionnaire. Autant méritants de reconnaissance sont son courage, sa force et sa diligence.
La vie de Betsy fut pleine d’épreuves. Sa famille et ses collègues Quaker (secte du christianisme protestant) l’ont rejetée quand elle épousa un homme d’une foi différente. Trois de ses maris sont morts, la laissant veuve, deux avant qu’elle ait atteint l’âge de trente ans. Devant tous ces malheurs et même d’autres, Betsy est cependant parvenue à réussir en tant qu’entrepreneuse, dirigeant son propre entreprise à une époque où les femmes n’étaient pas données les mêmes opportunités que les hommes.
Betsy Ross est née le premier janvier 1752, dans une ferme dans le New Jersey. Elle était la huitième de dix-sept enfants nés dans la famille Quaker de Rebecca et Samuel Griscom. Son père, un menuisier à succès, déménagea avec sa famille à Philadelphie quand Betsy avait trois ans.
Betsy est allé à une école Quaker et compléta son éducation formelle à l’âge de quatorze ans. Après l’école, la plupart des filles du milieu de Betsy se préparaient pour le mariage, apprenant à gérer une maison en suivant l’exemple de leurs mères ou d’autres femmes dans la famille. La situation de Betsy, en revanche, était atypique. Elle suivit l’apprentissage d’un tapissier talentueux and respecté à Philadelphie.
Betsy a vécu la perte tragique de ses proches bien trop souvent. Deux de ses sept filles sont mortes dans leur enfance. Sa mère, son père et sa soeur sont morts à intervalles de quelques jours pendant l’Épidémie de Fièvre Jaune.
Betsy avait 24 ans quand son premier mari, John Ross, mourut à son poste dans la milice locale. Son deuxième mari, Joseph Ashburn, mourut dans une prison Anglaise après que son navire fut capturé par les Anglais, laissant la jeune veuve et leurs deux filles. Enfin elle eut la chance d’un long mariage avec son troisième mari, John Claypoole. Ils eurent cinq filles et étaient mariés pour 34 ans avant la mort de John.
Foyer – 3
CHARLES WEISGERBER
Fondateur de la Maison Betsy Ross
En 1898, Charles Weisgerber commença ses efforts d’épargner la Maison Betsy Ross à la démolition. Au cours des trente prochaines années, il récolta les fonds pour restaurer la maison à son apparence du 18e siècle, tout en sauvant un trésor national.
BETSY ROSS HOUSE
Facsimile of Original Photograph
c. 1895
Vers la fin du 19e siècle, cet immeuble appartenait à la famille Mund où ils tenaient une auberge et un magasin de cigares. À cette époque, la plupart des maisons datant du 18e siècle avaient été démolies. Beaucoup de gens craignaient que la maison de Betsy Ross subirait le même sort. Charles H. Weisgerber, devenu intrigué par l’histoire de Betsy Ross, commença à envisager comment sauver la maison.
CHARLES AND VEXIL VEISGERBER
Fac-similé de la Photo Originale
c. 1908
Weisgerber, sa femme et sa jeune fille ont emménagé dans la maison en 1898, ouvrant immédiatement le premier étage au public pour des visites guidées. En 1902, le fils des Weisgerber est né dans la maison. Un couple patriotique, ils nommèrent leur fils Vexil Domus, ce qui signifie « Maison du Drapeau » en Latin. Le jour des fêtes nationales, Weisgerber déguisait sa fille en Betsy Ross et son fils en Oncle Sam, personnage fictif symbolisant les États-Unis.
VEXIL DOMUS WEISGERBER
Fac-similé de la Photo Originale
c. 1905
Un article publié dans le New York Times en 1908 écrivit que Vexil Domus était « une des attractions les plus intéressantes de la maison ». Représenté ici dans un costume de matelot, Vexil Domus deviendrait plus tard le conservateur de la Maison Betsy Ross.
Certificat de l’Association de la Maison du Drapeau Américain et du Mémorial à Betsy Ross
Printed Paper
1899
Peu de temps après avoir emménagé, Charles H. Weisgerber et « L’Association de la Maison du Drapeau Américain et du Mémorial à Betsy Ross[1] » lancèrent une campagne de financement pour acheter la maison et la restaurer à son état original du 18e siècle.
Weisgerber fit un appel au public Américain, particulièrement les écoliers, à contribuer de l’argent à la cause. Pour une pièce de dix centimes, le donateur deviendrait un membre de l’Association à perpétuité et recevrait une copie personnalisée du certificat ci-dessus. Les individus qui formaient des clubs ayant trente membres recevraient une gravure du tableau de Weisgerber, oeuvre devenue maintenant célèbre, « La Naissance du Drapeau de Notre Nation » (visible au centre du certificat), autant que des certificats pour chaque membre.
Plus de deux millions de pièces de dix centimes furent collectées. In 1902, Weisgerber acheta la maison au prix de $25,000. Il commença aussi à la restaurer pour lui redonner l’aspect qu’elle avait à l’époque où Betsy y habitait.
Sculpture de Betsy Ross faite en Savon
Fac-similé d’une Ébauche et Fac-similé d’une Photo Originale
1893
Charles H. Weisgerber se servit de son talent en tant qu’artiste pour aider à répandre l’histoire de Betsy Ross. In 1893, il tailla une sculpture de Betsy Ross entièrement de savon pour la Compagnie de Savon Dreydoppel de la Philadelphie. La sculpture mesurait près de cinq mètres de hau[1] t, pesait cinq tonnes, et fut présentée à l’Exposition Colombienne Mondiale à Chicago. Plus de 27 millions de personnes ont eu l’opportunité de la voir et d’apprendre plus sur cette célèbre fabricante de drapeaux.
Femme avec Seau Cassé
Charles H. Weisgerber
Plâtre peint, bois
c. 1890
Charles H. Weisgerber soumit cette petite sculpture au Conservatoire de L’Art de Paris et a ainsi obtenu une bourse pour y étudier. Plus tard dans sa vie, Weisgerber ferait de nouveau appel à ses talents artistiques pour peindre un des plus célèbres tableaux représentant Betsy Ross, « La Naissance du Drapeau de Notre Nation » (une reproduction du tableau peut être admirée dans le Petit Salon).
4 – Petit Salon
Pendant presque un siècle, seule sa famille connaissait l’histoire de Betsy Ross et de la création du premier drapeau. Ce n’était pas avant que le petit-fils de Betsy, William Canby, fit un discours à la Société Historique de la Pennsylvanie en 1870 que la nation apprit de sa remarquable grand-mère et de ses accomplissements.
D’après ses enfants et petits-enfants, Betsy leur a souvent relaté le jour où George Washington et deux autres membres du Congrès Continental ont traversé le seuil de sa boutique de tapisserie. Elle reconnut ses invités importants et les mena dans le petit salon. Ils lui ont dit qu’ils voulaient qu’elle fabrique un drapeau pour la nouvelle nation. Elle leur expliqua qu’elle n’avait jamais crée de drapeau auparavant, mais qu’elle voudrait bien essayer. Un an plus tard, le 14 juin 1777, le Congrès Américain adopta la Résolution du Drapeau, faisant des Étoiles et les Rayures le drapeau officiel des États-Unis.
La Naissance du Drapeau de Notre Nation (reproduction)
Charles H. Weisgerber
1892
Couleur à l’Huile sur Toile
Taille Originale: 2.7 m x 3.7 m
En 1892, Charles H. Weisgerber a peint la scène de Betsy Ross et le Comité du Drapeau et la présenta à un concours où elle gagna le premier prix, une somme de $1,000. Peu après, le tableau fut déplacé à Chicago pour l’Exposition Colombienne Mondiale à Chicago, où des millions d’Américains verraient ensuite le tableau et apprendraient l’histoire incroyable de Betsy Ross. Aujourd’hui, le tableau est exposé au Musée de L’État à Harrisburg.
En 1898, Charles H. Weisgerber, avec d’autres citoyens inquiets, fonda « L’Association de la Maison du Drapeau Américain et du Mémorial à Betsy Ross » pour aider à sauver sa maison sur Arch Street (aujourd’hui appelée la « Maison Betsy Ross ») et garantir à Ross sa place dans l’histoire. Weisgerber ouvra le premier étage de la Maison au public pour des visites guidées la même année.
5 – Widow’s Bedroom
Les archives historiques indiquent que Betsy et ses maris n’étaient pas les propriétaires d’une maison. Betsy louait des chambres dans cette maison de Hannah Lithgow, une veuve. Cette propriété était louée à plusieurs locataires à la fois. La Veuve Lithgow ou une autre famille qui partageait la maison avec Betsy aurait peut-être occupée la chambre à coucher du fond.
6 – Betsy’s Bedroom
Fabriquer des drapeaux pour la nouvelle nation était une tâche dangereuse. Si les soldats Anglais l’avaient découverte, Betsy aurait pu être inculpée de trahison et emprisonnée. Elle aurait dû faire ce travail dans un lieu privé. Dans une maison remplie de plusieurs personnes, sa chambre à coucher était sans doute celle qui était la plus en sécurité.
Betsy a vécu pendant une des périodes les plus difficiles de l’histoire de la Philadelphie. En l’automne de l’année 1777, les Anglais ont capturé la ville, confisquant tout ce dont ils avaient besoin des habitants. Les soldats Anglais emménagèrent dans les maisons et prirent de l’argent, des objets de valeur, des vêtements, des couvertures et toute la nourriture qu’ils pouvaient trouver. Il est possible que Betsy fut contrainte à partager son foyer avec des soldats ennemis.
6B – Pourquoi le drapeau est-il par terre?
Des temps de Betsy Ross, aucun Code du Drapeau des États-Unis n’existait encore. Nous avons choisi d’installer le drapeau de cette manière pour montrer une représentation réaliste du processus de coudre un drapeau grand et lourd, mesurant trois mètres de long, une taille courante au 18e siècle.
Conformément au Code du Drapeau de nos jours, il y a une toile en dessous du drapeau le séparant du sol.
Boutique de Tapisserie
Reinterpretation for the Betsy Ross House Upholstery Shop, 2010, was generously funded by American Express.
7A – La Boutique de Tapisserie
Les tapissiers à l’époque de Betsy étaient chargés de plusieurs tâches diverses et variées. S’occupant non seulement de rembourrer et de recouvrir les meubles, ils fabriquaient aussi des rideaux, des nappes, des tapis, des housses pour meubles, des parasols, des stores vénitiens, des houppes, des matelas et des couvertures. De plus, ils vendaient souvent du papier-peint et l’installaient à domicile. Betsy incorpora dans son métier la fabrique des drapeaux, et devint connue en tant que fabricante de drapeaux pendant toute sa vie.
Il n’y a aucun indice historique que le troisième mari de Betsy, John Claypoole, n’ait jamais suivi un apprentissage de tapisserie. Mais après son mariage avec Betsy et sa retraite de l’armée, il commença à se faire connaître en tant que tapissier, étant employé par un grand nombre de Philadelphiens importants et par la législature de la Pennsylvanie. Il est possible que Betsy ait enseigné le métier à son mari, ou a simplement emprunté son nom pour ses propres entreprises.
7B – Lettres d’Homologation de John Ross
Betsy et John Ross avaient été mariés pendant peu plus longtemps que de deux ans avant sa mort prématurée en 1776. Ces lettres d’homologation constituent l’acte de décès de John Ross, et exigent le transfert légal de sa propriété à Betsy. Ces documents, qui contiennent l’inventaire des possessions de John au temps de son décès, montrent qu’il possédait très peu.
Aussi d’une grande importance, ces documents contiennent la seule signature pour laquelle Betsy signa son nom « Elizabeth Ross ». Des signatures de Betsy existent avec les noms de famille de ses autres maris – Ashburn and Claypoole – mais celle-ci est la seule qui ait été retrouvée qui utilise le nom le plus célèbre de Betsy.
Veuillez Ne Pas Photographier Les Lettres D’Homologation
8A – Cellar
La guerre était difficile pour beaucoup des artisans à Philadelphie. Les affaires de Betsy ont diminué au cours de la Guerre Révolutionnaire. Les colons ne voulaient plus payer les coûts élevés que demandaient les travaux de tapisserie, donc elle prit des contrats gouvernementaux pour gagner de l’argent. Les dossiers du Congrès Continental indiquent que le 29 mai 1777, Betsy Ross fut payée plus de £14, une somme d’argent importante à l’époque, pour fabriquer des drapeaux pour la Marine de la Pennsylvanie. Elle fut aussi payée pour assembler des balles de mousquet et des cartouches pour l’Armée Continentale.
8B
Betsy vous a embauché pour assembler des cartouches de mousquet dans la cave pendant qu’elle part faire ses courses. Vous décidez de:
Choix A: Faire comme on vous a dit, et commencer d’assembler les cartouches de mousquet dans la cave.
Une fois que vous avez fini, Betsy vous remercie pour votre aide. Vous êtes payé généreusement pour votre travail!
Choix B: Monter les matériaux dans la Boutique de Tapisserie où il y a plus de lumière et vous pouvez aider les clients qui entrent.
Une fois de retour, Betsy est tracassée de vous trouver dans la Boutique de Tapisserie. Fabriquer des cartouches, comme fabriquer des drapeaux, est un acte de trahison! Vous auriez pu tous les deux être inculpés si un partisan ou un espion Anglais était entré!
Betsy vous demande de fabriquer des cartouches le matin, quand la cave sera mieux éclairée. Vous décidez de:
Choix A: Vous lever tôt pour que vous puissiez fabriquer autant de cartouches que possible avant le déjeuner.
Betsy est ravie que vous ayez pu finir tant de cartouches avant midi! Elle vous félicite de votre travail bien fait.
Choix B: Faire la grasse matinée, et attendre la nuit tombée pour fabriquer les cartouches à la lueur d’une bougie.
À la nuit tombée, Betsy est agitée de vous trouver dans la cave avec une bougie près de la poudre noire! La poudre noire peut prendre feu facilement, et vous auriez pu faire brûler toute la maison!
Betsy vous a montré exactement combien de poudre noire il faut mettre dans la cartouche de mousquet en utilisant l’outil à mesurer la poudre. Vous décidez de:
Choix A: Mettre la moitié de la quantité de poudre, pour que vous puissiez faire plus de cartouches, et être payé plus.
Les cartouches de mousquet que vous avez fait avec moins de poudre se retrouvent sur le champ de bataille, et n’ont pas assez de poudre pour tirer correctement. Beaucoup des balles tombent seulement à une distance de quelques mètres, ratant leurs cibles et risquant la vie des soldats!
Choix B: Utilisez l’outil à mesurer la poudre pour mettre la quantité précise dans la cartouche.
Betsy est impressionnée que vous ayez suivi ses instructions. Elle vous paye, et vous invite à rester pour le dîner et le dessert!
8C – Faire la Lessive
C’était très difficile de garder les vêtements propres au 18e siècle. Les soies coûteuses, la laine, et d’autres tissus exigeaient des soins spéciaux fournis par des ouvriers qu’on appelait les « scourers » et les « fullers », de la même façon dont nous envoyons nos vêtements pour le nettoyage à sec aujourd’hui. Les Philadelphiens du Dix-Huitième Siècle lavaient leur linge de la maison – serviettes de table et de toilette, draps, chemises, et sous-vêtements – toutes les deux ou trois semaines. Beaucoup des Philadelphiens employaient des lavandières pour faire leur linge, une tâche qui leur prenait deux ou trois jours à compléter.
8D – LES LAVANDIÈRES
De travailler en tant que lavandière était au 18e siècle un métier difficile qui payait mal. Au début de l’époque coloniale, beaucoup des lavandières étaient en esclavage ou des serviteurs sous contrat. Vers la fin du 18e siècle, la plupart étaient des femmes noires libres et des veuves qui peinaient à gagner leurs vies. Peu est connu de la plupart des lavandières, mais les histoires de quelques-unes d’entre elles nous offrent un aperçu de leurs vies.
Cook était une veuve blanche avec deux enfants qui habitait à l’intersection de la 3e rue et la rue Walnut. Après la mort de son mari pendant l’épidémie de la Fièvre Jaune en 1793, elle loua des chambres dans sa maison et travailla en tant que lavandière, gagnant près de $3 par semaine. Elle tomba malade en 1801 et mourut, dans la pauvreté, dans une hospice.
était une lavandière afro-américaine veuve. En 1795 et 1796, elle vivait dans Knight’s Yard, entre la Quatrième et la Cinquième rue sur la rue Race. Elle était membre de la “Classe Noire” à l’Église Méthodiste de St. George en 1794, rejoignant plus tard l’Église Épiscopale Africaine de St. Thomas.
était une lavandière afro-américaine employée par Elizabeth Drinker, une femme Quaker riche. Pendant que son mari était en mer, elle et son jeune fils Michael s’occupèrent du linge de Drinker. Judath cessa de travailler pour Drinker quand son mari retourna de son voyage.
8E – Jour Par Jour: La Lavandière Fait la Lessive
La Nuit D’Avant
Faites tremper les habits particulièrement sales toute la nuit dans de l’eau, ajoutant parfois du « lye » (lessive) ou de l’urine, qui contient de l’ammoniaque, un agent blanchissant.
Jour 1 – Jour du Lavage
Tôt le prochain jour, tirez de l’eau d’un puits dehors pour faire bouillir les vêtements, les laver, et les rincer. Ramassez du bois pour un grand feu.
Faites bouillir le linge dans une grande marmite au dessus du feu. Remuez avec une grande barre en bois, puis déplacez-le à une deuxième bassine pour être battu, brossé, et frotté à la main avec des savons faits de lessive. Répétez deux ou trois fois jusqu’à ce que le linge soit propre.
Rincez le linge dans une troisième bassine. Ajoutez du bleu, par exemple de l’indigo en poudre, pour plus de blanchissage. Essorez, étendez pour sécher, soit dehors quand il fait beau, ou à l’intérieur sur des cordes ou des séchoirs quand il fait froid ou quand il pleut.
Jour 2 – Jour du Repassage
Commencez la journée en amidonnant le linge délicat. Faites bouillir le mélange d’amidon. Laissez refroidir. Trempez le linge délicat dans la mixture et laissez-le sécher.
Réchauffez deux fers à repasser. Repassez les vêtements à l’envers pour lisser les plis. Quand le premier fer aura refroidi, passez au deuxième. Continuez ce processus toute la journée, jusqu’à ce que le linge soit repassé.
Jour 3 – Complétez le Repassage au souhait
8F – Du Marché au Garde-Manger
Les Philadelphiens du dix-huitième siècle disposaient d’une grande gamme d’ingrédients différents, et ils les achetaient presque de la même façon que nous le faisons aujourd’hui.
Tous les Mercredis et les Samedis les fermiers apportaient des biens à vendre au marché de la rue High (maintenant appelée la rue du Marché). Les citadins y achetaient viandes, oeufs, fruits, légumes, et autres victuailles. Ils achetaient aussi du poisson aux marchés se trouvant au long du fleuve Delaware.
Les boutiques locales vendaient d’autres biens: pain, épices, moutardes, chocolat, sucre, cornichons, articles de mercerie, et bien sûr, le thé – quand il n’était pas boycotté!
8G – Quelle est cette odeur?
Reniflez au bout des flèches et devinez l’odeur correspondante à ces articles de garde-manger courantes au 18e siècle. Levez la porte pour révéler la réponse!
#1
Thé – Quand il n’était pas boycotté, le thé était une boisson populaire dans l’Amérique Coloniale.
#2
Morue Salée –Le poisson était une ressource abondante dans les rivières, fleuves, et ruisseaux de la Philadelphie.
#3
Épices pour les Conserves – Faire des conserves préservait les légumes et les viandes pour l’hiver quand la nourriture fraîche n’était pas disponible.
9A
Betsy retourna à ses racines de Quaker en 1784 quand elle et son mari John Claypoole rejoignirent la Société des Quakers Libres – une secte qui, à la différence des Quakers traditionnels pacifistes, soutenait la lutte de l’Amérique pour se libérer des Anglais. Les archives des Quakers Libres montrent que Betsy était une membre particulièrement active. Elle fit des travaux de tapisserie pour leur temple et était payée pour faire le ménage dans l’immeuble.
À l’âge de 76 ans, Betsy déménagea à la ferme de sa fille dans une banlieue lointaine de la Philadelphie. D’après sa famille, elle aurait continué à faire le long voyage en diligence jusqu’au centre-ville chaque semaine, pour assister aux services religieux au Temple des Quakers Libres, qui existe encore aujourd’hui à l’intersection de la 5e rue et la rue Arch.
9C – Les Recettes de Betsy
Première Étape.
Faites chauffer de l’eau dans la casserole à chocolat au dessus du feu.
Deuxième Étape.
Râpez du chocolat et ajoutez-le à la casserole.
Troisième Étape.
Roulez rapidement le molinillo entre vos paumes pour faire mousser le chocolat chaud.
Quatrième Étape.
Versez-le dans votre tasse et dégustez-bien!
Première Étape.
Coupez les légumes en morceaux et ajoutez-les à la marmite au dessus du feu, avec la dinde.
Deuxième Étape.
Versez de la crème dans un bol et mélangez-la dans la marmite.
Troisième Étape.
Utilisez une louche pour verser le ragoût dans un bol et dégustez!
Première Étape.
Cherchez dans la cuisine pour de la nourriture qui n’a pas encore été utilisée. Est-ce qu’elle ferait un bon repas?
Deuxième Étape.
Mettez cette nourriture et du pain dans un plat pour le souper. Bon appétit!
9D – Molinillo
Voici à quoi ressemble le molinillo dans le pot à chocolat. Roulez-le entre vos paumes pour faire mousser le chocolat chaud.
10A
En 1812, John Claypoole développa un handicap physique, peut-être lié à ses anciennes blessures de guerre. La fille de Betsy—Clarissa, une jeune veuve—emménagea chez elle avec ses cinq enfants, enceinte d’un sixième. Avec l’aide de Clarissa, Betsy continua d’entretenir sa boutique de tapisserie et de fabrication de drapeaux. La vue de Betsy faiblissait rapidement après plus de 50 ans dans le métier, ce qui la mena à prendre sa retraite à l’âge de 76 ans.
Au fur et à mesure, Betsy perdit sa vue complètement. Elle passa les trois dernières années de sa vie habitant chez la famille de sa fille Jane sur la rue Cherry à Philadelphie. Entourée de sa famille, Betsy est morte paisiblement dans son sommeil le 30 janvier 1836. Elle avait 84 ans.
10B – Chocolat Colonial
Au 18e siècle, les gens consommaient le chocolat en forme de boisson, généralement à l’heure du petit déjeuner. Les marchands importaient des gousses de cacao en Philadelphie de l’Amérique du Sud, où des meuniers en faisaient ensuite du chocolat, ajoutant une petite quantité de sucre et leur propre mélange d’épices comme la cannelle, la muscade, et même le poivre de Cayenne. Les meuniers vendaient plus souvent leur chocolat en blocs d’un demi-kilogramme.
Pour préparer la boisson, les gens râpaient the chocolat dans de l’eau chaude, puis faisaient mousser le mélange avec un outil appelé le molinillo. En plus d’être un petit-déjeuner copieux, ils croyaient que c’était un remède pour les maladies comme la variole et la goutte.
11 – Grave
Le 8 mai 1783, Betsy Ross épousa son troisième mari, John Claypoole, qui la rejoignit pour travailler dans sa boutique de tapisserie. Ils eurent cinq filles ensemble. En 1810, John avait développé un handicap physique, sans doute le résultat d’une congestion cérébrale. Il est décédé le 3 août 1817, et il est enterré ici avec Betsy. Quand la vue faiblissante de Betsy l’obligea à prendre sa retraite à l’âge de 76 ans, Betsy déménagea à Abington pour vivre chez sa fille, Susan. Elle resta là pendant plusieurs années avant d’emménager chez son autre fille, Jane, sur la rue Cherry à Philadelphie. Betsy est morte dans son sommeil le 30 janvier 1836, à l’âge de 84 ans.
Les dépouilles de Betsy et John ont fait un long trajet avant d’arriver ici. Au moments de leurs décès, ils furent enterrés au Cimetière des Quakers Libres sur la 5e rue sud. En revanche, en raison de travaux à cet emplacement, leur famille les fit déplacer au Cimetière du Mont Moriah au sud-ouest de la Philadelphie en 1857. Des questions de sécurité et d’entretien au cimetière menèrent leurs descendants à les faire déplacer une dernière fois en 1975, juste avant le Bicentenaire du pays, pour enfin reposer ici à l’ancien foyer de Betsy.
COURTYARD
Bienvenue à la Maison Betsy Ross!
Vous avez entendu la légende. Mais qu’elle ait cousu le premier drapeau de l’Amérique n’est qu’une partie de l’histoire de Betsy Ross.
Une rebelle courageuse. Une veuve endeuillée. Une mère ouvrière. Une cheffe d’entreprise. Une dure-à-cuire. Comment était-t-il de tenir une boutique en tant que jeune veuve, et de commettre la trahison en acceptant une commande dangereuse? Remontez dans le temps et demandez-le à Betsy vous-même! Dans l’historique Maison Betsy Ross, découvrez les artéfacts, documents, et interprètes historiques qui révèlent la vie extraordinaire d’une femme ordinaire du dix-huitième siècle.
CONSIGNE DE LA COUR
- La Maison Betsy Ross est ravie d’offrir des évènements gratuits, saisonniers, et captivants dans la cour. Par respect pour les artistes et le public:
- Veuillez ne pas courir, utiliser du langage vulgaire, ou engager dans d’autres activités nuisibles.
- Il est permis de déplacer les chaises qui se trouvent dans la cour, mais veuillez les remettre à leur place avant de partir.
- Interdiction de fumer, vapoter, ou consommer de l’alcool.
- Veuillez ne pas grimper sur la fontaine, la boucher, boire son eau, ou éclabousser dedans. Mais vous êtes bienvenus de donner des caresses aux chats!
- Faites attention de ne pas bloquer de vue la tombe pour que d’autres puissent voir la dernière demeure de Betsy.